Les équipes dirigeantes à la tête des
sociétés pharmaceutiques, ainsi que les investisseurs
& les
marchés financiers, se sont bien sûr
inquiétés de l’
écart croissant entre les
moyens investis en recherche et la stagnation du nombre de
molécules nouvelles finalement approuvées à la
vente.
Cette orientation est néanmoins restée
singulièrement
réfractaire
aux
multiples réformes mises en œuvre à
différents stades du processus de R&D pour tenter de la corriger, ainsi qu'à
l'introduction d'une
kyrielle d'avancées scientifiques & technologiques majeures,
censées accélérer
la découverte de molécules thérapeutiques nouvelles (génomique,
protéomique, identification de cibles biologiques, chimie
combinatoire, synthèse parallèle & sur support
solide, criblage à haut flux, imagerie de fluorescence,
microfluidique, bioinformatique, cristallisation de protéines).
Une telle
inertie
conduit à penser que, pour comprendre l’origine de
cette orientation alarmante, il faut remonter à la
source
même de l’effort de recherche en molécules
thérapeutiques nouvelles, et finalement
s’interroger sur la qualité et la pertinence du matériau de
départ lui-même.
A Chemylix, nous sommes en effet convaincus que la perte de productivité des
opérations de R&D à l'échelle de l'industrie s'enracine dans une
dynamique autrement plus
profonde: une
convergence
implicite
de la chimie mise en œuvre par les diverses entreprises pharmaceutiques.